La pédogogie du vivant

Petit Traité de l'Abandon - Pensées pour accueillir la Vie telle qu'elle se propose

Auteur : Alexandre Jollien

Se dés-identifier de son masque...

Voilà un des plus beaux cadeaux du moment à (vous) faire si vous aspirez au recentrage, au partage sain, simple, plein d'humanité et d'authenticité.
Paradoxe, si le principe de la démarche proposée par l'auteur est simple, le chemin ne l'est pas pour nous tous, en quête de maîtrise permanente et totale, de nos objectifs, de nos responsabilités, de notre vie même...
Ce livre nous incite en cette fin d'année à enrichir notre bilan avec une question centrale : Suis-je si sûr que mes combats du quotidien ont le sens souhaité et voulu à l'origine ?
Pas de réponse standard à cette question, une simple invitation au recentrage sur notre priorité de vie à réactualiser avec la réalité d'aujourd'hui, car notre vérité n'est pas éternelle.

Petit traité de l'abandon pour accueilir la vie telle qu'elle se propose

L'abandon à « soi », non pas « jeter l'éponge »...

Attention pour les plus rapides d'entre nous, au contre sens possible en cas de lecture du titre «en aperçu furtif » !
« S'abandonner à la vie sans baisser les bras », l'auteur trace son chemin sous la forme d'une expérimentation permanente pour apprendre des expériences de vie, son parcours en atteste.
Pas de considérations philosophiques sur la Vie, le Bonheur ou l'Amour, un vrai face à face avec nos propres représentations mentales, ambitieuses ou mesquines...
La bonne nouvelle, se reconnecter à soi, à sa dimension vivante n'est pas douloureux mais au contraire apaisant et joyeux, dès que l'on a dépassé nos appréhensions illusoires !

« Il n'y a pas de problème en dehors de l'esprit qui complique tout... »

Pour « devenir ce que je suis avec une infinie patience », « la non-comparaison est ma pharmacopée ». « C'est voir le coin de ciel bleu derrière la horde d'oiseaux noires de mes pensées... ».
Comme s'étirer consciencieusement après une course éprouvante, nos puissances de calcul, de maîtrise et de performance se restaurent et progressent, si je complète ce registre « tête » avec un temps d'observation de ce qui est perceptible avec le coeur et avec le corps.

Les pièges de la pensée égrenés par l'auteur nous font souvent rire, ce qui permet, une fois de plus, de vérifier l'adage : « Les Hommes se distinguent par ce qu'ils montrent et se ressemblent par ce qu'ils cachent... », Paul VALERY.

« Plus de liens, moins de biens... »

L'expérience restituée dans le chapitre « Le dépouillement », mérite à elle seule au moins une année 2013 de méditations régulières, rien que pour sortir de nos interprétations et référentiels de comportements... La valeur du dépouillement fuie déjà, dès que je commence à me la représenter...

Souhaitons-nous tous les abandons de carcans possibles, d'être toujours plus en cohérence avec notre Essentiel et encore plus Vivant en 2013 !